L'excellence au travail et dans la communauté entraîne un prix d'excellence latine

Galerie d'images

Article de nouvelles / Le 29 novembre 2021

Par le capitaine Bettina McCulloch-Drake, Les Affaires publiques de la 1re Division aérienne du Canada

Bien qu’il puisse sembler que les Forces armées canadiennes (FAC) sont relativement homogènes sur le plan des apparences et de la culture, le fait est qu’il y a eu des femmes, des minorités visibles et des peuples autochtones dans nos rangs tout au long de notre histoire.

Et bien que les membres des FAC qui représentent les groupes désignés aux fins de l’équité en matière d’emploi soient encore moins nombreux que les autres groupes, notre organisation continue d’évoluer, et encourage toutes les personnes admissibles à postuler à la vaste gamme de professions disponibles si elles recherchent des défis et des possibilités.

Pour le capitaine Rogger Guzman-Bucheli, c’était l’occasion de commencer une nouvelle vie, loin de la pauvreté et du crime généralisés de son pays d’origine, l’Équateur, qui l’a amené avec sa famille à Toronto, au Canada, où il s’est joint aux FAC en 2018 à titre d’officier en génie électronique et en communications (GE COMM).

Nommé en l’honneur de son oncle et portant les noms de famille de son père et de sa mère, l’avide joueur de soccer et cycliste de toute saison a été affecté à l’Escadron de soutien technique des télécommunications et des moyens aérospatiaux (ESTTMA) en janvier 2019 après avoir terminé la formation de base des officiers à Saint-Jean, au Québec, et son cours de qualification de GE COMM à l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario.

« Employé au service du vol d’entraînement de l’ESTTMA, je suis responsable de la planification, de la gestion et de la coordination d’un cadre d’instructeurs des SITA (systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales) qui offrent une formation hautement spécialisée », révèle M. Guzman-Bucheli.

« Les techniciens des SITA sont essentiels à l’exploitation et à l’entretien des systèmes de télécommunications et d’information utilisés par la Force aérienne et nos alliés, poursuit M. Guzman-Bucheli. L’ESTTMA organise et dirige 11 cours différents qui font passer plus de 100 étudiants par année ».

Et bien qu’il soit rapide à reconnaître ses collègues de l’ESTTMA pour leurs réalisations dans le développement et la prestation de la formation de SITA, M. Guzman-Bucheli n’est pas aussi rapide à faire la lumière sur ses propres réalisations.

« Après trois ans dans les Forces armées, une promotion au grade de capitaine semble automatique, insiste M. Guzman-Bucheli, qui a été promu à ce grade en septembre 2021. Apparemment, ma mère et Fuerza Latina ont pensé le contraire. »

Fuerza Latina Community Services, un organisme bénévole de la région du Grand Toronto dont les activités principales sont la promotion du bien-être par le sport et la culture, célèbre les réalisations de personnes de la communauté latino-canadienne dans le cadre de son Prix d’excellence latino-canadien annuel.

« J’ai été surpris d’avoir été choisi comme lauréat du prix, admet M. Guzman-Bucheli qui a reçu son prix le samedi 2 octobre 2021 dans sa ville natale de Toronto. Les lauréats de ce prix sont souvent de récents diplômés universitaires ou des leaders de la communauté. Bien qu’une promotion au capitaine ne semble pas être une grande réalisation pour la plupart d’entre nous au sein des FAC, pour quelqu’un à l’extérieur de notre organisation, c’est une grande réussite. »

Pour M. Guzman-Bucheli, le prix ne change rien au travail. Il lui rappelle toutefois à quel point la communauté latino-canadienne reste proche et comment la culture continue d’être exprimée et célébrée de diverses façons.

« Au sein de la communauté latino-canadienne, l’esprit d’“adelante” (aller de l’avant) est essentiel, révèle M. Guzman-Bucheli. Bien qu’il s’agisse d’une communauté proche, ce n’est pas une communauté fermée. Être disposé à emprunter des voies différentes de celles offertes au pays, à faire des percées dans la société canadienne, à inviter autrui à célébrer et à apprendre avec nous, c’est ce qu’on attend d’un chef de file dans notre communauté. »

Date de modification :