Bell 206B3 Jet Ranger C-FTHA - Épilogue

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Rapport / Le 6 mai 2015 / Numéro de projet : Bell 206 Jet Ranger C-FTHA - C Category

Lieu : Portage la Prairie (Manitoba)
Date : 2015-05-06
État : Enquête compléte

Épilogue

L’aéronef accidenté, un hélicoptère Bell 206B Jet Ranger III, était utilisé dans le cadre d’une mission NAV 1 faisant partie de la Phase III d’un cours d’instruction au pilotage donné par la 3e École de pilotage des Forces canadiennes, à Portage la Prairie (Manitoba). L’équipage de l’hélicoptère était formé d’un pilote-instructeur qualifié et d’un élève-pilote.

Pendant le retour à la base, après avoir terminé le volet de la mission réservé à la navigation, le pilote-instructeur qualifié a mis l’élève-pilote dans une situation de panne moteur simulée à environ 500 pieds au-dessus du sol. Le pilote instructeur qualifié a réduit la puissance au ralenti pour simuler une extinction moteur imprévue, tandis qu’il informait l’élève-pilote de la simulation d’une urgence. L’élève-pilote a  réagi en abaissant le collectif pour entrer en autorotation. L’élève-pilote a effectué les appels radio prescrits tout en établissant l’aéronef face au vent en approche finale de la zone d’atterrissage choisie, c’est-à-dire un champ de foin fauché comprenant plusieurs dépressions remplies d’eau.

Comme il n’avait pas l’intention de terminer la manoeuvre d’autorotation par un atterrissage, le pilote-instructeur qualifié a pris les commandes de l’hélicoptère à environ 120 pieds au-dessus du sol, et il a amorcé un rétablissement de la puissance, mais le moteur n’a pas réagi comme il s’y attendait.

Par conséquent, le régime rotor a diminué tandis que l’hélicoptère poursuivait sa trajectoire en légère descente au-dessus du champ. L’appareil a franchi une distance d’environ 1200 pieds en survolant le champ dégagé, tandis que le pilote-instructeur continuait de tirer graduellement sur le collectif pour éviter que l’hélicoptère aboutisse dans quelque dépression peu profonde, mais remplie d’eau.

Avec la perte d’énergie du rotor il est devenu évident qu’une remise des gaz ne serait pas possible. Le pilote-instructeur qualifié a effectué un arrondi, et il a utilisé l’énergie restante du rotor pour poser l’appareil au sol. Ce dernier a fait un atterrissage dur à une vitesse vers l’avant considérable, et il s’est immobilisé à environ 200 pieds du point initial de toucher des patins. Le moteur a ensuite été coupé.

L’ hélicoptère a subit des dommages grave à la poutre de queue et aux nombreux composants à proximité de la transmission du rotor principal. Personne n’a été blessé.

L’enquête a porté sur ce qui apparemment a été une réaction lente du moteur ainsi que sur des facteurs humains et organisationnels. Comme aucune irrégularité  n’a été relevée concernant la réaction du moteur à un changement de puissance, les mesures de prévention visent les facteurs humains se rapportant au maintien du régime rotor pendant une autorotation.

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